samedi 20 avril 2013

Canal Historique.







 *




                          



Il y a plein d'étoiles, 
de petites pépites d'or
...............................
 Sans doute ai-je regardé le soleil trop longtemps dans les yeux



 



 Je ne peux pas gommer le passé,
 sous peine de perdre le fil de l'histoire.

 *
Il faudrait pouvoir trouver une fin,
combler les pièces manquantes
 pour qu'elle prenne corps

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                             
                   




Ce personnage était multiple,
sans cesse en transformation.
J'étais apeuré en regardant ses mues successives,
  et  les admirais,
étranges et familières,
palimpseste d'un épiderme révolu 
soudain transparent à la conscience.

 *

Vers quelle folie encore allait-il me faire naviguer
puisque il m'était donné dans cette tristesse de trouver enfin du repos.








***

 .

mardi 16 avril 2013

Une semaine d'Yvon Gaeton.








Visite de groupe au Musée d'Orsay
leurs apprendre quelque chose?
Quoi, comment?
transmettre un désir...







Ouvrir une porte
 Les sculptures parlent elles?


 *




Aux Couvent des Récollets, 
dans le désordre des architectes.
Que de mauvais souvenirs liés à ce lieu...
les arbres sont sans feuilles
mes mains gelées.





Dans le hall devant l'accueil
les traces du passé sont  laissées intacts
c'est vibratoire.


*









Montreuil,
 Je m'interroge sur la couleurs d'un courbe
finalement ce n'est pas ses couleurs à elle.
nous en choisirons une autre ensemble;



*






 Cours de modèle vivant
tout le monde dessine
il faudrait que je me résigne à choisir un homme  pour poser
 la prochaine fois.


 

 Je rate et puis j'oublie






le nu c'est le plus dur, il y a toujours un truc qui ne va pas;
Arriver à accepter l'erreur
le  parfait c'est l' imparfait
revenir dessus c'est encore pire.
 dans le détail on oublie le geste
l'ampleur.


*













Première séance avec un nouveau modèle,
étude préparatoire à la sanguine avant de passer à l'huile;

Il y  une erreur dans les proportions,
 la fille est contente malgré tout.
on refera quand même une étude sur papier avant de passer à l'huile




Elles aiment s'aider,
 c'est une MDB, spéciale littérature, au café livre 
avec des écrivains et des livres.





C'est sympa de revoir une blogueuse avec son livre édité chez Stock,
moments de grâce
admiration.


*




Mais c'est Patou...
J'ai de l'huile sur le feu, au boulot.





***


lundi 8 avril 2013

Participe pas assez





*


 On aurait dit que je ne disais plus rien.









Une sorte de flemme , une mollesse, une paresse,
 une noblesse? .


*




*

Que n'ai-je fait les choses toujours par obligation ou parce que il fallait les faire .
Gagner deux-francs-six-sous pour ma subsistance, 
Quel poids d' ennui! 
Que faire en plus du reste

 *







Ci-gît le Rêve
..........
Le vertige
...............
La tige verte









***


















samedi 6 avril 2013

mercredi 3 avril 2013

***







*




*









 *




 



 *





 


























dimanche 31 mars 2013

Crève-coeur.







*










La vie est un crève-cœur
Hst  100 x 180 cm
Mars 2013






***






jeudi 21 mars 2013

Une tunique pourpre







*





*




L'orateur lisait le texte à voix haute.
Je fus bientôt pris d'un engourdissement généralisé, mes paupières se fermaient pendant quelques secondes, dans cette soudaine nuit noir les paroles résonnaient dans le tréfonds de mon âme. Non pas qu'elles fussent inintéressantes, bien au contraire, elles avaient le pouvoir hypnotique de me captiver, de me ravir de l'endroit où je me trouvais assis pour me transporter en dehors du temps dans un autre espace.
Comme la musique seule avait le pouvoir de le faire.

*

Les torches éclairaient les parois de la Chambre-Haute.
Au dessus de nos têtes, un ciel d'encre,
à l'horizon ,sur la crête de la colline
quelques nuages blanchâtre annonçait le jour qui se lève.
Des petits groupes rassemblés dans la pièce carré.
Quelques gardes en faction devant les accès de service.
Le vent d'ouest agite les flammes qui projettent sur la pierre nos ombres mouvantes.
Tu es là.
Nous sommes à tes cotés.
Il y a dans l'air comme une tension permanente, des rumeurs et des regards suspicieux.
Le malaise grandissant, nous faisons quelque pas sur les pavés trempés par les libation.

Une tunique pourpre,
le teint hâlé.
La chaleur de la torche me brûle les joues,
on se regarde dans les yeux.
Il faut partir.
Nous sentons la tristesse t'envahir et Tu dis qu'il faut partir,
le temps n'est pas venu, il viendra.


***


mercredi 20 mars 2013

Modele vivant et nature morte.







 Le tableau photographié avec la fleur en premier plan
 
Le ciel Iris
HST, format 60 P
mars 2013



J'étais rentré par cette porte et je ne pouvais revenir en arriere.
Il fallait poursuivre dans ce chemin
 pas de danger particulier à le suivre
mais la vision était différente et m'engageais dorénavant  dans le moindre détail.
ce n'était pas un piège,
 une planche de salut bien au contraire.
..........................................
La vie en était chamboulée,
d'abord imperceptiblement
 puis dans son cœur.

Pas de remords
 le constat:
- Rien n'était plus comme avant
- Rien ne serait jamais plus comme avant 





 détail du tableau avec la fleur en premier plan



D'ailleurs,
 il n'y avait plus d'avant ni d’après
 mais un présent qui dure.

 Je n'étais sûr de rien
il me fallait toujours adhérer,
faire le pas en avant
...............................
le saut dans le vide?

 


***


lundi 11 mars 2013

Elle est loin.









Peinture  HST 
Octobre 2012
  (détail)




16 Octobre 2012

Elle est loin, la magie et l'image merveilleuse
Avec peine en ai-je gardé l'ossature fine et tendue qui déambulait au gré des vents.
Il monte maintenant dans le ciel noir d'étranges fleurs, jasmin aux bouquets de pétales grimpés en hauteur où se mêlent les parfums de la nuit.
La robe blanche semble sortir d'une nuit fantôme, de l'imaginaire,
apparition troublante, reine des automobilistes.
 
Elle semble dire: Non! pas par ici... mais par là,
dans le dernier virage, avant d'atteindre le fossé, le dernier rivage.
- De ce coté, il n'est pas dit, mais c'est zone urbaine interdite...
le pouvoir de l'imaginaire ou celui de nous perdre, les clameurs sourdes dans celles ci 
et les jours de béates solitudes, forces lentes et cachées, obscures,
elles t'ont clouées là, sur la toile presque nue et suspendue à la beauté du rêve évanoui.










Étais-ici? 
Au Musée d'Orsay ou chez Prune?
Je n'écris plus sur le net mais sur le papier.
Ne plus être dans le signe mais dans l’événement réalisé.
Ne t'ai-je pas donné le bleu, le violet et le rouge? 
Une icône noire et dorée, la bordure rouge, turquoise, bleu d'outremer,
taches rondes orangées, enlacées sur le ciel des maisons blanches.










Cette flamme est en veilleuse, c'est ainsi qu'il nous faut survivre, dans l' exil polaire et tranquille, sans autre espoir: demain ne serait être pire que la jeunesse qui s'est en allée, qu'hier, que l'été dernier. 



*** 

 

dimanche 10 mars 2013

Un buste sans visage.




 *




 Terre





  Terre





 Terre








***

mardi 5 mars 2013

Les confessions.


C'est un vieux livre dans un marocain 
le pages sont jaunies par le temps,
je les soulève précautionneusement
une à une, en prenant soin de ne pas froisser les inserts  et les illustrations colorisées.




L'auteur est un jeune moine d'une Abbaye des Bernardins
défroqué par ses supérieurs,  qui mena grande vie dans la capitale, avant d'être incarcéré dans une léproserie.Gracié par le Roi, il finit sa vie à l’hôtel de Montmorency où fut rédigé le bréviaire dont je vous parle ici.




*



L'explosion d'amour
la force créatrice de l'univers,
le flux énergisant qui surabonde,
tout ce "trop plein"
libéré en quelques miettes de secondes
 et qui jaillit du cœur du Père dans l'étendue
créant la matière, 
de cet Amour absolu et de cette énergie, 
du mouvement qui engendra le temps
sont nés la chute.


 *





 *
 La chute,
le pendant de cette transformation 
du don de Soi en l'être,
la chute,
C'est la force de non-retour
l'éloignement de la source
la jouissance sans partage
l'oubli de la connaisance
la fermeture et la nuit


*



 *

Ayant vu la liberté sans fard
Ayant vu
de mes yeux vu
 que cette liberté n'était pas une histoire 
à prendre avec légèreté,
je puis souscrire aux règles temporaires
que nous avons édictées,
sans pour autant jamais me soumettre
à quoi que ce soit 
qui irait à l'encontre du principe même 
que je me suis fait de la vraie Liberté.




***



dimanche 3 mars 2013

Etre en bas.








 
Il faudrait pouvoir se solidifier
ne plus être une éponge, à la haine
aux sentiments qui traînent à la ronde
l'air embué des terrasses de la capitale.

Faire quelque chose d'attachant
quelque chose qui me rattache à quelque chose
de concret,
qui tienne la route.
Je pourrais ainsi penser que j'existe
que je ne suis plus un avorton
mais bien que je suis né
enfin
que je suis quelqu'un
j'ai fait quelque chose.

Au lieu de ça
je suis souvent du vent
du vent qui remonte du passé
mais qui ne franchit pas l'avenir
de l'eau qui s'écoule
sans donner libre cours à quelque chose
juste un cours d'eau
trop
pas assez

l'Opéra, ce gros gâteaux mielleux
marrant des lourdes bêtises
la colonne, l'ange aux fesses potelées
et puis
le faubourg à descendre
à remonter
interminablement
depuis tant d'années
presque tous les jours
pour aller travailler
pour aller se cultiver
pour aller se coltiner
avec mes paires

des vieilles chaussettes

Il faudrait pouvoir se dire:
«ça y est
j'ai fait ce truc ...
plutôt pas trop mal»
Au lieu de çà...
accumuler des pièces et des pièces
chaque jour
à longueur d'années
un truc pour les monstres
des heures sup pour le nettoyage de la Mairie
un chargement spéciale
prendre RV,
par téléphone, sur le net.

Un gros gâchis
de temps et d'énergie
mais la vie ...
c'est bien un gros gâchis
une perte de temps et d'énergie.

Si on pouvait faire un truc qui nous concrétise
un truc bien
qui reste
qui soit pas abîmé
ou pas tout de suite
ou pas juste après la garantie
un truc dont on pourrait être fier :
« J'ai fait ce machin
quand j'étais jeune!
et ça m'a ouvert des portes...
j'ai rencontré des gens passionnants
dans ma vie »
et on dirait deux trois bêtises à la radio
des trucs à l'emporte pièce
un peu maudit
pour épater la galerie
les journalistes  nœuds- nœuds
histoire de continuer la légende
de peaufiner le personnage.

Ouais
j'ai pas vraiment rencontrer de gens passionnants dans ma vie
la vérité,c'est que je me fais c...
avec des c.. toute la journée

C'est peut être pour cela que je préfère rester seul toute la journée
"il vaut mieux être seul que mal accompagné disait ma maman"
elle a bien su me  montrer l'exemple.

Je finirai par penser que j'étais que du vent
un gaz
et que je disparaîtrais
sans laisser de trace
à peine
un piaillement
un cri cri
un cou cou
et puis hop :
en voiture
dans la petite boite
dans la terre noire
avec derrière moi
ceux- là
ces c... là
qui m'ont gonflés
toute ma vie
empêcher de respirer
tirer vers le bas
là ou je suis
je demeure
tout en bas
en bas du bas
en bas
en bas
en bas.





  







***

samedi 2 mars 2013

Sans amarres











J'ai effacé les lettres et conservé les silences.








Nous sommes blanchis
dans les rivages
les ravages
les récits

affables
........
 invasifs

effarés
sans amarres

avouez.