mardi 11 février 2014

Rêve au lit.



 *


Sorti du rêve, du lit ,
 dans le centre ville
au 59 de la rue de Rivoli.

Nous franchissons la porte
 bariolée de couleurs vives.

 Empruntez l'escalier à vis
enluminé lui aussi.
Chaque étage est un voyage
 dans un monde différent.

J'ai appris à respecter l'altérité,
ce n'est pas chose facile
lorsque aussi tout le monde vous rejette.

 *


 

*


Au cinquième étage
coté cour.
Non, coté Sud
....coté de la petite rue parallèle à l’artère
"rue des deux boules"
incroyable ce nom!

Dans un petit couloir encadré de baies
qui tournicote
nous croisons des visages.

Elles sont  pétrifiées dans le miroir.
 Regards de braises
regardant
ou se sachant regardées?


*


*

Robes blanches
ivoires
parures de couleurs rouges poudrées.
L'image reste,
 seule 
 la surface spéculaire


Remontée des entrailles
de l'enfer
la vie s'est figée de cette manière.


 *




*



./.




dimanche 26 janvier 2014

Le temps qui brûle.










J'ai choisis de vivre sans hâte
d'écouter le silence
Laissons passer le temps qui brûle




Aurais- je encore quelque chose à prouver?
Sinon la vanité de toute mon entreprise
, au regard  des regards
.................................
S'appliquer à ne rien faire
à ne rien dire.






Le dogme avait raison:
la Nature qui fut mienne n'est pas...
A quoi sert- il de vouloir prouver constamment l'inverse
si tout confère à l'échec et la Fortune s'enfuit .

Approuviez-vous mon adresse?
J'ai longtemps pensé avoir la préférence.
. .Mais cette façon
( dont je faisais ma signature)
m'apparaît aujourd'hui entachée d'illégale ignorance
 et l'arrogante certitude angélique a perdu toute superbe;




./.


mardi 14 janvier 2014

La boussole.







Tôt le matin,
 je me suis fait chercheur d'or
je traque ces pépites de bonheur
ces instants fugaces
qui me traversent le temps d'une seconde
et me rappelle le temps où
il existait
dans la pleine durée.

C'est la prospection,
celle d'une tasse de café
l'arôme du tabac

C'est la décompensation
de rêver de légendes
et de mystiques mystères

à ce propos,je pensais demander, à l'Unesco
mon classement au patrimoine mondiale de l'humanité.

Qu'en pensez -vous?




lundi 6 janvier 2014

une saveur se repend






Qu'est ce qui a changé ici cette année?

 Sur la forme : pas grand chose

gardons cette grille et ce format.
...............
Sur le fond?
Essayer de ne plus s'enfoncer 
Quelle bonne idée!

La fatigue de l'expérimentation.
Ou plutôt:
une forme de renoncement mêlée de lassitude...
renoncer à comprendre ce qui prévalait  ici
sa valeur ajoutée
le" Je ne saurais toujours pas"

Au bout du compte: 
préférer un confort tranquille aux déchirures internes

C'est que.... nous n'en finissons pas d'apprendre à vivre
à essayer du moins.

Je ne me suis jamais moqué du péché,
même si cela demeure un sujet  premier,
il faut arrêter de chercher la justice.
Ma conscience est-elle devenue malléable pour autant?
Elle est fatiguante
 je suis usagé.

le confort de celle ci vaut bien l'ennui de la sainte vie


Et Toi la dedans!


la relation s'est-elle distendue dans le calme et puis l'oubli?


Je ne dois pas me forcer à faire ce que rien ne m'oblige à faire,

vivre,

bêtement.

Une saveur se repend.





dimanche 22 décembre 2013

Il n'y a plus personne.








Je n'écris plus
d'ailleurs, je n'écrivais qu' içi
ou plutôt devrais je dire:
j'essayais d'écrire,
d'ouvrir une porte,
de rentrer dans la faille,
de remuer le couteau dans la plaie.



Içi, 
j'écrivais pour vous
 pour toi blogueur
je ne vous écris plus
je ne te parle plus
c'est ainsi:
le ratage est démesuré
la dimension erronée
la force allée à la douleur.



samedi 20 avril 2013

Canal Historique.







 *




                          



Il y a plein d'étoiles, 
de petites pépites d'or
...............................
 Sans doute ai-je regardé le soleil trop longtemps dans les yeux



 



 Je ne peux pas gommer le passé,
 sous peine de perdre le fil de l'histoire.

 *
Il faudrait pouvoir trouver une fin,
combler les pièces manquantes
 pour qu'elle prenne corps

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                             
                   




Ce personnage était multiple,
sans cesse en transformation.
J'étais apeuré en regardant ses mues successives,
  et  les admirais,
étranges et familières,
palimpseste d'un épiderme révolu 
soudain transparent à la conscience.

 *

Vers quelle folie encore allait-il me faire naviguer
puisque il m'était donné dans cette tristesse de trouver enfin du repos.








***

 .

mardi 16 avril 2013

Une semaine d'Yvon Gaeton.








Visite de groupe au Musée d'Orsay
leurs apprendre quelque chose?
Quoi, comment?
transmettre un désir...







Ouvrir une porte
 Les sculptures parlent elles?


 *




Aux Couvent des Récollets, 
dans le désordre des architectes.
Que de mauvais souvenirs liés à ce lieu...
les arbres sont sans feuilles
mes mains gelées.





Dans le hall devant l'accueil
les traces du passé sont  laissées intacts
c'est vibratoire.


*









Montreuil,
 Je m'interroge sur la couleurs d'un courbe
finalement ce n'est pas ses couleurs à elle.
nous en choisirons une autre ensemble;



*






 Cours de modèle vivant
tout le monde dessine
il faudrait que je me résigne à choisir un homme  pour poser
 la prochaine fois.


 

 Je rate et puis j'oublie






le nu c'est le plus dur, il y a toujours un truc qui ne va pas;
Arriver à accepter l'erreur
le  parfait c'est l' imparfait
revenir dessus c'est encore pire.
 dans le détail on oublie le geste
l'ampleur.


*













Première séance avec un nouveau modèle,
étude préparatoire à la sanguine avant de passer à l'huile;

Il y  une erreur dans les proportions,
 la fille est contente malgré tout.
on refera quand même une étude sur papier avant de passer à l'huile




Elles aiment s'aider,
 c'est une MDB, spéciale littérature, au café livre 
avec des écrivains et des livres.





C'est sympa de revoir une blogueuse avec son livre édité chez Stock,
moments de grâce
admiration.


*




Mais c'est Patou...
J'ai de l'huile sur le feu, au boulot.





***


lundi 8 avril 2013

Participe pas assez





*


 On aurait dit que je ne disais plus rien.









Une sorte de flemme , une mollesse, une paresse,
 une noblesse? .


*




*

Que n'ai-je fait les choses toujours par obligation ou parce que il fallait les faire .
Gagner deux-francs-six-sous pour ma subsistance, 
Quel poids d' ennui! 
Que faire en plus du reste

 *







Ci-gît le Rêve
..........
Le vertige
...............
La tige verte









***


















samedi 6 avril 2013

mercredi 3 avril 2013

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*









 *




 



 *





 


























dimanche 31 mars 2013

Crève-coeur.







*










La vie est un crève-cœur
Hst  100 x 180 cm
Mars 2013






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jeudi 21 mars 2013

Une tunique pourpre







*





*




L'orateur lisait le texte à voix haute.
Je fus bientôt pris d'un engourdissement généralisé, mes paupières se fermaient pendant quelques secondes, dans cette soudaine nuit noir les paroles résonnaient dans le tréfonds de mon âme. Non pas qu'elles fussent inintéressantes, bien au contraire, elles avaient le pouvoir hypnotique de me captiver, de me ravir de l'endroit où je me trouvais assis pour me transporter en dehors du temps dans un autre espace.
Comme la musique seule avait le pouvoir de le faire.

*

Les torches éclairaient les parois de la Chambre-Haute.
Au dessus de nos têtes, un ciel d'encre,
à l'horizon ,sur la crête de la colline
quelques nuages blanchâtre annonçait le jour qui se lève.
Des petits groupes rassemblés dans la pièce carré.
Quelques gardes en faction devant les accès de service.
Le vent d'ouest agite les flammes qui projettent sur la pierre nos ombres mouvantes.
Tu es là.
Nous sommes à tes cotés.
Il y a dans l'air comme une tension permanente, des rumeurs et des regards suspicieux.
Le malaise grandissant, nous faisons quelque pas sur les pavés trempés par les libation.

Une tunique pourpre,
le teint hâlé.
La chaleur de la torche me brûle les joues,
on se regarde dans les yeux.
Il faut partir.
Nous sentons la tristesse t'envahir et Tu dis qu'il faut partir,
le temps n'est pas venu, il viendra.


***


mercredi 20 mars 2013

Modele vivant et nature morte.







 Le tableau photographié avec la fleur en premier plan
 
Le ciel Iris
HST, format 60 P
mars 2013



J'étais rentré par cette porte et je ne pouvais revenir en arriere.
Il fallait poursuivre dans ce chemin
 pas de danger particulier à le suivre
mais la vision était différente et m'engageais dorénavant  dans le moindre détail.
ce n'était pas un piège,
 une planche de salut bien au contraire.
..........................................
La vie en était chamboulée,
d'abord imperceptiblement
 puis dans son cœur.

Pas de remords
 le constat:
- Rien n'était plus comme avant
- Rien ne serait jamais plus comme avant 





 détail du tableau avec la fleur en premier plan



D'ailleurs,
 il n'y avait plus d'avant ni d’après
 mais un présent qui dure.

 Je n'étais sûr de rien
il me fallait toujours adhérer,
faire le pas en avant
...............................
le saut dans le vide?

 


***


lundi 11 mars 2013

Elle est loin.









Peinture  HST 
Octobre 2012
  (détail)




16 Octobre 2012

Elle est loin, la magie et l'image merveilleuse
Avec peine en ai-je gardé l'ossature fine et tendue qui déambulait au gré des vents.
Il monte maintenant dans le ciel noir d'étranges fleurs, jasmin aux bouquets de pétales grimpés en hauteur où se mêlent les parfums de la nuit.
La robe blanche semble sortir d'une nuit fantôme, de l'imaginaire,
apparition troublante, reine des automobilistes.
 
Elle semble dire: Non! pas par ici... mais par là,
dans le dernier virage, avant d'atteindre le fossé, le dernier rivage.
- De ce coté, il n'est pas dit, mais c'est zone urbaine interdite...
le pouvoir de l'imaginaire ou celui de nous perdre, les clameurs sourdes dans celles ci 
et les jours de béates solitudes, forces lentes et cachées, obscures,
elles t'ont clouées là, sur la toile presque nue et suspendue à la beauté du rêve évanoui.










Étais-ici? 
Au Musée d'Orsay ou chez Prune?
Je n'écris plus sur le net mais sur le papier.
Ne plus être dans le signe mais dans l’événement réalisé.
Ne t'ai-je pas donné le bleu, le violet et le rouge? 
Une icône noire et dorée, la bordure rouge, turquoise, bleu d'outremer,
taches rondes orangées, enlacées sur le ciel des maisons blanches.










Cette flamme est en veilleuse, c'est ainsi qu'il nous faut survivre, dans l' exil polaire et tranquille, sans autre espoir: demain ne serait être pire que la jeunesse qui s'est en allée, qu'hier, que l'été dernier. 



*** 

 

dimanche 10 mars 2013

Un buste sans visage.




 *




 Terre





  Terre





 Terre








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mardi 5 mars 2013

Les confessions.


C'est un vieux livre dans un marocain 
le pages sont jaunies par le temps,
je les soulève précautionneusement
une à une, en prenant soin de ne pas froisser les inserts  et les illustrations colorisées.




L'auteur est un jeune moine d'une Abbaye des Bernardins
défroqué par ses supérieurs,  qui mena grande vie dans la capitale, avant d'être incarcéré dans une léproserie.Gracié par le Roi, il finit sa vie à l’hôtel de Montmorency où fut rédigé le bréviaire dont je vous parle ici.




*



L'explosion d'amour
la force créatrice de l'univers,
le flux énergisant qui surabonde,
tout ce "trop plein"
libéré en quelques miettes de secondes
 et qui jaillit du cœur du Père dans l'étendue
créant la matière, 
de cet Amour absolu et de cette énergie, 
du mouvement qui engendra le temps
sont nés la chute.


 *





 *
 La chute,
le pendant de cette transformation 
du don de Soi en l'être,
la chute,
C'est la force de non-retour
l'éloignement de la source
la jouissance sans partage
l'oubli de la connaisance
la fermeture et la nuit


*



 *

Ayant vu la liberté sans fard
Ayant vu
de mes yeux vu
 que cette liberté n'était pas une histoire 
à prendre avec légèreté,
je puis souscrire aux règles temporaires
que nous avons édictées,
sans pour autant jamais me soumettre
à quoi que ce soit 
qui irait à l'encontre du principe même 
que je me suis fait de la vraie Liberté.




***