mercredi 2 mai 2012

L'averse



 
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L'averse avait laissée de profonds sillons dans le sol et , le soleil nouveau, loin d'en effacer les béantes rainures, avait solidifié ses traces comme des  cicatrices jamais fermées. Je me sens comme un arbre déraciné dérivant sur les berges  sans plus d'attaches, un navire flottant au gré.
 N'est-ce-pas dans le trouble qu'il nous est donné de réfléchir pour retrouver le cap?

 


 




Je comprend que dans cette situation, le sentiment de bonheur puisse émarger de celui du désespoir: c'est un baume dont il faut s'imprégner au fond de la blessure.

Le navire ne change pas brutalement de bord... quelques degrés n' infléchissent- ils pas son trajet au long court?
Ne plus être ballotté par les vents , l'âpreté de la vie m'apprendrait à abandonner la surface.

Elle nous sied si bien

Se changer ... dans la profondeur d'une  tristesse 

et la discrétion de sa présence au monde.
Mon sentiment, ma parcelle d'éternité où es-tu?



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2 commentaires:

Colette a dit…

Bonjour, je vous découvre via Olympe le plafond de verre. C'est superbe.

Simon Gaetan a dit…

C'est gentil à vous Colette, mais vous verrez c'est tres inégale, surtout au niveau des textes, Bon!
je clic sur votre lien dès que j'ai + de 5 minutes...