mercredi 27 juin 2012

Deux 16 et un tartare de saumon.


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Je suis venu au café  un peu en avance pour me préparer mais ici fait trop chaud  surtout dans la salle du fond et la sueur
commence à perler sur mon front, je me sens devenir écarlate. C'est histoire de devenir éponge, de cristaliser les forces, d'être ce grand vide pour saisir l'inspiration qui passe. Lucia arrive, bientôt suivie de Barbara, Polluxe, Scharlotte et Blandine Métayer. Pas de télé ce coup çi et l'ambiance, entre Invisibles, est plus appréciable. La conversation... c'est tellement mieux de discuter, de faire connaissance que de se précipiter sur les pinceaux. Un jour, j'ai peut être gaché ma chance en ne sachant pas les poser  pour écouter , saisir la main qui était tendue. On est quand même là pour bosser ! Blandine, qui est au top, prends la pose... ça tombe bien, je suis au plus bas, je ne pourrais pas tomber plus loin.





Blandine Métayer


Pourquoi ai-je tant de mal à aimer les plasticiens et les peintres? Sans doute je  dois me mettre en compétition. Quelle idée! nous sommes tous des artistes logés à la même enseigne, à l'auberge de la déséperance.Ce qui est bien dans ce mal  c'est le détachement qu'il finit par nous procurer, avec l'ambition et les oeuvres que l'on chérissaient tant! à quoi bon? et l'on ne se sent plus obligé de faire pour le regard des autres , de plaire, de faire ce qu'il faut faire pour finir un dessin, on s'arrête quand on veux... quand on a assez dit, le reste est tellement acessoire et le poids à porter si éreintant.Voila du non finito! à la pelle et  c'est bien mieux. Juste capter un regard, une souffranc,  une espérance.





Polluxe


Aujourd'hui, Polluxe semble  un peu dans la faille, de cette vulnaribilité fragile... la profondeur d'une belle reconstruction. Nous pouvons partager la douleur sans mettre des mots.
Olympe passe la sérénité et l'assurance de ceux dont la parole commencent à être enfin écoutée .
C'est pourquoi j'ai essayé de la saisir pendant qu'elle est en train de parler.




 Olympe


Et puis c'est rare, un soleil doré et noir, c'est Kim pour un coeur d'artichauds.
Je  trouve le dessin un peu raté... c'est ma faute, j'ai essayé de faire bien,
de ne rien oublier, le nez, le menton, le cou, les épaules etc
C'est bien fait pour moi
J'aurais du laisser passer les ondes littéraires qui rayonnaient en force.
On est toujours d'accord pour recommencer à la rentrée?




 Kim


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Après dîner , plus de portraits, je vous le redis, on est tous  fatigués , l'air est léger à Paris pour rentrer à pieds.
Garçon, j'avais... deux 16 et un tartare de saumon.


* Blandine Métayer
www. jesuistop.fr
au théatre de l'Archipel.

Polluxe
mais surtout sur tweeter.

Olympe et le plafond de verre

Kim
www://doigtsdencre.org


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3 commentaires:

Colette a dit…

Contente de voir Olympe dont je lis le blog régulièrement! Ces dessins sont tout simplement magnifiques. On les voit comme elles sont.

Kim a dit…

Un soleil doré et noir, c'est joli, merci.
Le regard est tout à fait là je trouve :)
RV à la rentrée pour un portrait plus léger
D'ici là, bon été, bonne écriture aussi. J'aime beaucoup la ponctuation esquisses / textes, qui donne une double description des personnes. Tu nous offres ainsi plusieurs facettes, toutes en délicatesses (et j'ai envie de rajouter : avec lumière et respiration).
Kim

Simon Gaetan a dit…

Colette je vois que la peinture demeure une reference stable sur ton blog, pour mon grand plaisir.

Kim, à la rentrée bien sûr...
si Omar ne m'a pas tuer d'ici là