jeudi 21 mars 2013

Une tunique pourpre







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L'orateur lisait le texte à voix haute.
Je fus bientôt pris d'un engourdissement généralisé, mes paupières se fermaient pendant quelques secondes, dans cette soudaine nuit noir les paroles résonnaient dans le tréfonds de mon âme. Non pas qu'elles fussent inintéressantes, bien au contraire, elles avaient le pouvoir hypnotique de me captiver, de me ravir de l'endroit où je me trouvais assis pour me transporter en dehors du temps dans un autre espace.
Comme la musique seule avait le pouvoir de le faire.

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Les torches éclairaient les parois de la Chambre-Haute.
Au dessus de nos têtes, un ciel d'encre,
à l'horizon ,sur la crête de la colline
quelques nuages blanchâtre annonçait le jour qui se lève.
Des petits groupes rassemblés dans la pièce carré.
Quelques gardes en faction devant les accès de service.
Le vent d'ouest agite les flammes qui projettent sur la pierre nos ombres mouvantes.
Tu es là.
Nous sommes à tes cotés.
Il y a dans l'air comme une tension permanente, des rumeurs et des regards suspicieux.
Le malaise grandissant, nous faisons quelque pas sur les pavés trempés par les libation.

Une tunique pourpre,
le teint hâlé.
La chaleur de la torche me brûle les joues,
on se regarde dans les yeux.
Il faut partir.
Nous sentons la tristesse t'envahir et Tu dis qu'il faut partir,
le temps n'est pas venu, il viendra.


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